domenica, 31 agosto 2008

Je ne crois pas comme ils croient.

Je ne vis pas comme ils vivent.
Je n'aime pas comme ils aiment.

Je mourrai comme ils meurent.
Marguerite YOURCENAR

  

Je ferme les yeux et je meurs.

Je ferme les yeux et je renais.

Je suis poète.

Je suis bien dans le silence de l’hiver, sur la terre nue et sans odeur.

Je m’efforce au même sommeil.

Il fait encore nuit.

La maison dort encore.

C’est la plus belle heure, celle que j’appelle l’heure chinoise.

Les yeux fermés je tente de repartir dans le sommeil, mais je ne plonge pas assez profondément. Je reste sur une plage triste, à mi-chemin entre la réalité et le cauchemar. Il vaudrait mieux allumer la lampe et lire, éviter les labyrinthes où la pensée s’engage, mais la fatigue me rend passive et je dérive vers des souvenirs lumineux.

Je les aborde parfois et ils m’envahissent au point que, la durée d’un instant, je les confonds avec la réalité. Mais la conscience ne désarme pas, et, de souvenir en souvenir, je glisse…

Je me refuse, depuis longtemps déjà, à comprendre les voies du Destin, mais je ne peux pas m’empêcher de me reposer des questions.

Ne pas penser en symboles, ne pas tâcher de trouver une signification à tout ce qui se passe sous mes yeux, ne pas transformer les signes sans reflets du temps présent en images de ce qui sera.

Mais comment s’en empêcher ?

Toute notre éducation converge vers ce symbolisme dans lequel nous nous efforçons de trouver, avec notre vocation maladive pour l’inévitable et le tragique, le visage de notre propre avenir.

Nous sommes tous de petites Sibylles impotentes, prêtes à traduire ce qui est en ce qui pourrait être.

Deux langages sans correspondance possible s’opposent en nous et nous cherchons angoissés d’inexistants points de contact.

Ce qui est drôle, au milieu de mon désespoir, c’est que je ne peux pas m’habituer à l’idée du changement.

J’ai quitté Paris il y a trente ans, mais je suis à Paris, et il me semble qu’il me suffirait de prolonger un peu plus une pensée ou une image pour changer de place et m’intégrer de nouveau dans mon rythme et dans mon espace habituels.

C’est en ce moment, en écrivant ces lignes, que je me sens envahie par un doute affreux.

Paris est loin et aucune pensée n’est capable de me faire changer de place.

Paris est comme le passé, perdue pour toujours, vécue, détachée de moi comme une chose étrange qu’on peut reconstituer par la pensée et l’imagination, mais qui n’est plus à la portée de la main

Mon passé a un nom, mais à quoi bon ?

Je pleure.

J’ai peur et j’ai froid et Dieu n’existe pas.

La cruauté parle de son inexistence.

Il est le reflet de nos craintes et de ce que nous n’osons pas faire sans remords. Cette vérité prend forme au bout de mes larmes, comme les fantômes de glace au bord de la mer.

Comment un Dieu pourrait-il remplir de sa personne tout un ciel ?

Si le ciel est vide, comme je le pense, ce Dieu devrait être tout petit et tout seul  au milieu d’un silence et d’une solitude insupportables.

Ce Dieu, au fond, devrait me ressembler, du moins par ce coté.

 

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categoria:vita, donna
domenica, 31 agosto 2008

« Je ne suis pas de ceux qui disent que leurs actions ne leur ressemblent pas. Il faut bien qu’elles les fassent, puisqu’elles sont ma seule mesure, et le moyen de me dessiner dans la mémoire des hommes ou même dans la mienne. »

Marguerite YOURCENAR, Mémoires d’Hadrien

 

Je tiens à Vous parler un instant bien que je sois à peine en mesure d'écrire quelque chose d'utile.

Plus nous sommes silencieux, patients et disponibles, et plus ce qui est nouveau pénètrera profondément et sûrement en nous, mieux nous le ferons nôtre; il sera d'autant plus notre Destin propre, et, plus tard, lorsqu'il se produira, nous nous sentirons profondément intimes et proches.

Et c'est nécessaire.

Il est nécessaire — et c'est vers cela que peu à peu doit tendre notre évolution — que nous ne nous heurtions à aucune expérience étrangère, mais que nous ne rencontrions que ce qui, depuis longtemps, nous appartient.

Il a déjà fallu repenser tant de conceptions du mouvement qu'on saura peu à peu admettre que ce que nous appelons Destin provient des Hommes et ne vient pas de l'extérieur.

De même qu'on s'est longtemps abusé à propos du mouvement du Soleil, on continue encore à se tromper sur le mouvement de ce qui est à venir.

L’Avenir est fixe, mais c'est nous qui nous nous déplaçons dans l'Espace infini.

Tout ce qui, un jour, deviendra peut-être possible pour beaucoup, le solitaire peut déjà le préparer et l'élaborer de ses propres mains qui se trompent moins.

 

Me voici à … ans.

C’est à cause d’une intervention chirurgicale au genou droit que je vis presque exclusivement depuis plusieurs mois dans ma chambre que j’aime.

C’est prodigieux, la chance d’être ici : je peux vivre en solitaire, presque en ermite, tout en étant au cœur de l’Univers.

Ici, j’ai fait mon nid.

Sur la table de la chambre dont les fenêtres s’ouvrent sur les grands arbres d’une villa, il y a le dossier de mon testament littéraire. Parfois j’y glisse un petit papier…

Entre le « vrai » testament et ce livre il n’y aura pas grande différence.

Dans un testament on indique comment il faut partager ce qu’on laisse. Dans mon testament il y a aussi ce que la Vie m’a provoqué à penser, ce que j’ai eu envie de dire à certains moments.

En vieillissant, peu à peu, on prend conscience d’un devoir.

D’abord on résiste, parce que cela semble présomptueux… et puis revient avec insistance, au-dedans de soi, une voix qui dit :

 

« Avant de nous quitter, dis-nous ce que tu sais. »

 

Si aujourd’hui je ne me soumettais pas à cet appel, j’aurais le sentiment d’enterrer le talent d’une existence. Non pas les mérites de ma personne, bien sûr, mais ce que les circonstances de la Vie dans laquelle j’ai été trimballé m’ont fait comprendre, souvent après bien des résistances. 

Toutes les difficultés, les doutes et les renoncements expérimentés par un écrivain ne s’expliquent pas, comme on le croit trop souvent depuis Mallarmé, en termes de stérilité ou d’angoisse devant la page blanche.

Ce sont là métaphores de poète à ne pas prendre au sens littéral : elles ne rendent pas compte de la réalité infiniment plus complexe du processus de création littéraire.

Dans la plupart des cas, si l’écrivain ne parvient pas à faire aboutir son projet – j’entends le grand écrivain -, ce n’est pas qu’il ne peut pas écrire, mais qu’il ne veut le faire qu’à certaines conditions qu’il s’est imposées.

Il ne se dessèche pas d’impuissance, mais étouffe d’un trop-plein d’exigences.

Cette émotion-ci est commune aux historiens, aux archéologues et aux personnes cultivées qui ont perdu la Passion au contact de l’érudition.

Il s’agit d’une émotion à la fois plus exceptionnelle et plus personnelle, identique à celle que Goethe ressentit en arrivant en Italie après avoir écrit Werther : celle  d’y rencontrer sa propre origine et d’y saisir le sens de son Destin.

Ce n’était donc pas le passé qui se rapprochait et qui, en se rapprochant, se mettait à ressembler au voyageur mais, à l’inverse, lui-même qui remontait le cours du temps et accédait à sa propre patrie ; son présent se chargeait de signes, et ceux-ci prenaient tout leur sens au contact du passé. 

Si Vous demandez à deux jeunes gens pourquoi ils s’aiment, ils ne vont pas faire une liste des défauts ou des qualités, établir la moyenne, dire :

 

« Il (elle) arrive à 51%, c’est pour cela que je l’aime… »

 

Chacun s’écriera :

 

« Je l’aime parce que je l’aime, et foutez-moi la paix !

Je l’aime comme il (elle) est. »

 

La Politique est un acte d’Amour.

Il nous faut des contagieux.

Aucune valeur humaine ne peut grandir et se transmettre sans contagion. La contagion est une manière d’être, qui va de soi, comme celle des parents qui accompagnent l’enfant dans son éveil à la Vie. Le contagieux, c’est celui qui sait voir les horreurs du monde, et ses merveilles, qui ne peut pas supporter les horreurs et qui cherche les solutions pour qu’il y en ait moins. Celui-là peut être entendu parce qu’il a agi.

L’homme politique, techniquement compétent, peut bien intervenir pour « l’accès à tous », « la lutte contre la misère », « l’action concertée contre le chômage », mais si, tout en parlant, il ne pense qu’à sa partie de golf du lendemain, il ne sera pas entendu.

Pour convaincre, les arguments sont nécessaires.

Mais les actes le sont davantage.

Qu’ils osent, les contagieux !

Qu’ils n’hésitent pas à utiliser les médias !

Leur action galvanisera l’opinion.

Et parce ce qu’on les aura écoutés, on leur redonnera la parole !

Ce sont eux qui somment d’agir les responsables et l’opinion publique, en les rendant plus clairvoyants et en leur imposant simultanément deux types d’action : l’action d’urgence – le secours immédiat : « Tu as faim, voilà à manger.» - et la planification, qui n’est plus aujourd’hui à l’échelle du pays, mais à celle du monde.

S'il est vrai que l'on veut étendre la Liberté absolue à tous les domaines, ce qui pourrait donner l'illusion que les Libertés continuent leur expansion sur tous les fronts, il est tout aussi vrai que l'auto-censure, sous la forme de la political correctness, par exemple, fait paraître nos libres parleurs bien timides par rapport à Aristophane et à tous les citoyens grecs de la même époque.

Un passage du Mariage de Figaro de Beaumarchais, écrit il y a plus de deux siècles, nous donne une idée, par le biais de l'humour, de la réalité de cette nouvelle censure qui se présente sous le couvert de la Liberté :

 

« On me dit que, pendant ma retraite économique, il s'est établi dans Madrid un système de liberté sur la vente des productions, qui s'étend même à celles de la presse; et que, pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l'autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l'opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l'inspection de deux ou trois censeurs. »


À la rectitude politique, s'ajoute, dans la plupart des médias, surtout parmi ceux dont la réussite financière dépend de quelques annonceurs, une auto-censure de survie qui devient vite une seconde nature.

Il va de soi qu'il faut s'abstenir de donner une opinion éclairée sur le junk food dans une station de radio locale qui diffuse des annonces de telle chaîne alimentaire très connue.

En s'accumulant, ces manquements véniels au devoir de vérité créent un climat tel que toute une région peut être au courant des injustices commises par un chef d'entreprise du lieu, alors même que les médias ont craint d'aborder le sujet.

Preuve que l'on peut dans un même pays à la fois pousser trop loin la Liberté, (quand elle est une occasion de profit ou de plaisir) et se montrer incapable de l'assumer, (là où elle est un devoir).

Ne tenons jamais la Liberté d'expression pour acquise.

C'est le silence avilissant qu'il faut plutôt tenir pour acquis.

Comme nous le rappelle Fernand Dumont :

 

« Les censeurs existent toujours, même s'ils ont changé de costume et si leur autorité se réclame d'autres justifications. Toutes les Sociétés, quels que soient leur forme et leur visage, mettent en scène des vérités et des idéaux et rejettent dans les coulisses ce qu'il est gênant d'éclairer. Toutes les sociétés pratiquent la censure; ce n'est pas parce que le temps de M. Duplessis est révolu que nous en voilà délivrés. Les clichés se sont renouvelés, mais il ne fait pas bon, pas plus aujourd'hui qu'autrefois, de s'attaquer à certains lieux communs. Il est des questions dont il n'est pas convenable de parler; il est des opinions qu'il est dangereux de contester. Là où il y a des privilèges, là aussi travaille la censure. Le blocage des institutions, le silence pudique sur les nouvelles formes de pauvreté et d'injustice s'expliquent sans doute par l'insuffisance des moyens mis en oeuvre, mais aussi par la dissimulation des intérêts. On n'atteint pas la lucidité sans effraction. »

 

Fernand DUMONT, Raisons Communes

 

« L'essence même d'une société libre et civilisée c'est que tout devrait être sujet à la critique, que toutes les formes d'autorité devraient être traitées avec une certaine réserve... une société totalement conformiste dans laquelle il n'y aurait aucune critique serait en fait une exacte équivalence des sociétés totalitaires contre lesquelles nous sommes engagés dans une guerre froide. »

Roger KIMBALL, Malcolm Muggeridge’s Journey 

 

Il y a dans l’histoire de l’Homme un moment qui me bouleverse.

C’est celui où les humains ont aligné leurs morts pour les enterrer.

On n’a jamais vu les bêtes aligner les dépouilles des bêtes.

Les animaux se cachent pour mourir…

A partir du moment où les restes des défunts ne sont plus laissés là, mais soigneusement rangés, un nouvel age commence : celui de l’HUMANITÉ.

 

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postato da: Firouzeh alle ore agosto 31, 2008 12:42 | Permalink | commenti
categoria:amore, vita, donna
domenica, 31 agosto 2008

Passaggio obbligato nel cuore dell’Asia, la terra che fu contesa dai grandi conquistatori del passato svolge oggi il ruolo delicato di Stato-cuscinetto tra l’Oriente e l’Occidente. Gli afgani attuali e il loro re si proclamano la nazione più neutrale del mondo, dopo aver fondato la propria indipendenza con millenni di guerre e di sangue.

 

Posto tra Cina e Iran, tra Russia e subcontinente indiano, l’Afghanistan assomma due peculiarità: è un passaggio nel cuore dell’Asia, così obbligato che tutti i grandi condottieri e viaggiatori dovettero transitarvi, da Alessandro Magno a Marco Polo; ed è pochissimo noto nel mondo occidentale.

Il fondamento dell’Afghanistan riguarda, anche direttamente, L’Europa. Ci riguarda, in primo luogo, il tessuto etnico. La grande maggioranza degli afgani si proclama indoeuropea. Certo, hanno subito numerose commistioni: basti dire l’ondata araba, che tra l’altro, determina l’avvento di quella grafia. Ma le due lingue afgane, il dari e il pashtu, sono lingue indoeuropee. Dipende dalle migrazioni di alcune migliaia di anni fa, quando, diffondendosi verso il meridione delle steppe dell’attuale Russia, gli ariani dovettero necessariamente invadere l’Afghanistan. La città di Balkh, nel nord del paese, è considerata una delle culle della loro razza.

All’inizio dei tempi storici, l’Afghanistan faceva parte dell’Impero persiano; vi penetrò, nel IV secolo a.C. Alessandro. Subito, la scia del condottiero venne seguita da mercanti, tecnici, artisti occidentali; più tardi i regni ellenistici conglobarono anche l’Afghanistan; la Battriana, imperniata su Balkh, sopravvisse a lungo come territorio pressoché greco.

Ma vi è di più. Buddha nasce nel VI secolo a.C. e la sua religione si diffonde anche in parte nell’Afghanistan, senza, tuttavia, che la sua immagine venga mai raffigurata; poi, arrivano, memori dei loro dei, gli artisti greci, ed ecco Buddha effigiato in statue e dipinti; al dio nepalese gli artisti occidentali danno, sia pure con gli occhi a mandorla, il volto di Apollo. 

D’istinto noi europei, permeati di umanesimo, badiamo più alle tracce del mondo classico che ad altri fattori. Ma, intanto, la storia dell’Afghanistan corre. Nasce un grande impero locale, detto Kushana, che, guidato dal sovrano Kanishka, più o meno ai tempi di Nerone si batte contro i cinesi. Arrivano, dal ricostituito impero persiano, i Sassanidi; piombano da nord feroci genti, cugine degli unni; dilagano, nel VII secolo, gli arabi, che con la religione musulmana diffondono nuove norme e forme di vita. Quantunque gli arabi come tali lascino, poi, il paese o vi si fondano, queste norme e forme, basate sull’Islam, danno all’Afghanistan il costume generale che esso conserva tuttora.   

Oggi, gran parte dell’Afghanistan è steppa o deserto; non così settecento anni fa. A quei tempi, mentre da noi nasceva Dante, dalla Mongolia irrompe l’onda di Gengis Khan. E spazza tutto, da un capo all’altro del paese. Gengis Khan distruggeva sia per spirito primordiale di aggressività o per necessità, sia perché la sua gente in gran parte di origine nomade, basava la conquista sull’impiego dei cavalli, quindi, sull’esistenza non delle città ma dei grandi spazi liberi. La distruzione radicale investì anche le opere di irrigazione. Quando Gengis Khan si ritirò, l’Afghanistan decadde presto a steppa, a deserto.

Noi stiamo parlando globalmente di Afghanistan, per un motivo di assunto. Ma, fin quasi ai tempi della rivoluzione francese, l’Afghanistan come tale non esisteva. Vi è, invece, un complesso di regioni, dinastie e domini. La dinastia afgana di Ghazna giunge a insediarsi sui troni della non lontana India. Sei secoli fa entra da dominatore, nella storia afgana, Tamerlano. Durante il nostro Rinascimento, il grande impero moghol dell’India ha come fondatore un afgano, Babur (il quale, morto in India, venne sepolto presso Kabul, dove il suo monumento funebre è stato mirabilmente restaurato da una missione italiana). Durante il periodo del rococò europeo, condottieri afgani cercano di espandersi, dalla città di Kandahar, verso la Persia. L’ultimo grande conquistatore asiatico, Mohammad Nader Shah, che mira, invece, come alcuni dei suoi predecessori, all’India, è, a sua volta, afgano.

L’unità che si va delineando possiede una formidabile posizione strategica e anche commerciale. Ma è, come un tempo, un’arma a doppio taglio. Perché, se il periodo delle grandi invasioni si va allontanando, avanza, invece quello del colonialismo. Espandersi verso l’India? E come, se i nemici da battere sarebbero non più i popoli locali, ma, ormai, i britannici? Anzi, l’incontro con gli inglesi fa perdere agli afgani un’ampia regione, oggi appartenente al Pakistan; è un particolare su cui tornerò più avanti.

Analogamente, l’avvento della Russia in Asia costa agli afgani la perdita di Samarkanda, Bukhara e altre città, ossia di tutte le terre a nord del fiume Amu Daria (il celebre Oxus dei tempi classici).

Da parte afgana, tra l’influenza russa e quella britannica si preferirebbe quest’ultima, perché più duttile, meno autoritaria. Ma si pretenderebbe un’illimitata autonomia interna. Inoltre il compromesso viene ostacolato dall’esistenza di indomabili tribù afgane nella zona del famoso passo del Khyber e oltre, ossia di là dalla frontiera con l’India.

Per ben due volte, i contrasti sfociarono non già nell’accordo, ma nella guerra. Furono campagne crudeli, sanguinosissime. I monumenti di alcune città afgane si ornano tuttora dei cannoni conquistati al nemico. Nelle botteghe di Kabul e di Kandahar non è difficile trovare vecchie pistole britanniche, con inciso il nome dell’ufficiale che le portava e che, con ogni probabilità, nel corso della campagna vi lasciò la pelle.

A equilibrio faticosamente raggiunto, l’Afghanistan svolge le sue previste funzioni di cuscinetto. E assume progressivamente le caratteristiche, sia pure embrionali, di Stato. Ma uno Stato sui generis. Risente, infatti, di una nascita tormentata, favorita da forze esterne, inquinata dall’eterogeneità etnica. Inoltre il nuovo Stato ha confini naturali insufficienti; peggio, un’alta catena montuosa lo attraversa in senso longitudinale, determinando una frattura tra nord e sud. Difficile, quindi, raggiungere la meta di una vera unità.

Gli afgani conquistarono l’indipendenza totale solo nel 1919, anno in cui ebbe luogo la terza guerra contro i britannici. In verità, si trattò piuttosto di una serie di scontri, provocati dal sovrano Amanullah con un preciso scopo. Ammanullah era un capo intelligente e ardito e aveva scelto il momento giusto. Non vinse la guerricciola, ma ottenne facilmente un armistizio e, poi, un trattato di pace, con il quale gli inglesi gli riconoscevano piena libertà anche in politica estera. Era l’8 agosto 1919.  Da allora, l’Afghanistan non ha mai visto minacciata la sua sovranità.

Amanullah, come Kemal Ataturk in Turchia, seppe vedere chiaro. Comprese, a esempio, che per rendere l’Afghanistan efficiente bisognava mutare rotta, che occorreva dimenticare certi tradizionali sospetti, favorendo l’afflusso degli stranieri; che la condizione della donna, sino allora tenuta in qualità di sottospecie umana, andava liberalizzata. Amanullah era forte. Ma, quando pretese di imporre l’abolizione del velo femminile e fece comparire in pubblico la regina e le donne di corte a viso scoperto, suscitò la violenta reazione dei mollah. Forse, nonostante tutto l’avrebbe superata; ma fece, in tutt’altra direzione, un passo falso. In altri termini, volle manovrare anche con l’Unione Sovietica. E, questo, gli inglesi non potevano tollerarlo. Così, scaturita all’interno e favorita all’esterno, divampò la rivolta. Nel 1929, Amanullah perse definitivamente la partita. Aveva avuto un solo torto: quello di aver guardato troppo lontano, di avere precorso i tempi.

Dapprima, caduto Amanullah, sul trono afgano si insediò un ex-capo di briganti; poco più tardi, costui veniva impiccato. Alla fine dello stesso anno, cingeva la corona un ex-ministro della guerra, Mohammad Nader Khan.

Quattro anni dopo, re Nader cade sotto i colpi di un attentatore. Da allora, ossia dal 1933, è sovrano il figlio di Nader, Mohammad Zaher; ha solo cinquantotto anni, benché la durata del suo regno superi di molto quella di ogni altro monarca contemporaneo. ufficialmente, la monarchia afgana ha carattere costituzionale. Lo Stato si articola nei due rami del Parlamento. L’unica donna-deputato è comunista.

L’Afghanistan non ha alcuno sbocco al mare. La popolazione si aggira tra i 12 e i 15 milioni. Di certi villaggi, l’esistenza è stata accertata solo attraverso l’aerofotogramma. Molta parte delle donne vive tuttora segregata, quindi, non può essere censita. Non esiste ancora un vero stato civile. Il servizio militare viene imposto bloccando i singoli abitati, e rastrellando i giovani. La quasi totalità della popolazione è musulmana, in gran parte di confessione sunnita. Nell’ambito dell’’Islam, gli afgani sono considerati tra i più intransigenti.

Dicevo, prima, dell’eterogeneità etnica. Esistono, infatti, non meno di tre grandi etnie afgane. Quella dei pashtuni – patani o patanki - è diffusa tra Kabul, quasi tutto il confine pakistano e una larga fascia dello stesso Pakistan occidentale. I pashtuni si ritengono gli afgani numero uno. Al loro gruppo etnico appartiene la famiglia reale. Favorita da questa circostanza, la lingua pashtu sta avanzando a grandi passi, tanto da essere stata dichiarata idioma nazionale. Tuttavia il tema dei pashtuni ha anche aspetti dolorosi, perché il confine coloniale, imposto dagli inglesi e confermato, poi, ai tempi nostri, amputando i margini orientali dell’Afghanistan spezzò in due il loro popolo. Nei riguardi dei pashtuni di oltre frontiera l’Afghanistan ha assunto un atteggiamento irredentistico. Sulle carte afgane le regioni occidentali del Pakistan vengono definite “Pashtunistan”. Quindi, i rapporti tra Kabul e Rawalpindi non sono cordiali. Migliorarono, per motivi di solidarietà islamica, durante la guerra tra Pakistan e India, nel 1965; ma gli afgani non dimenticano i tempi in cui i domini dei pashtuni raggiungevano la valle, oggi pakistana, dell’Indo.

La seconda grande etnia afgana, quella dei tagiki, vive soprattutto tra Kabul e i confini settentrionali e occidentali, oltre cui il medesimo gruppo etnico si estende, poi, in Iran e nella repubblica sovietica del Tagikistan. I tagiki si considerano ariani più puri dei pashtuni; la loro lingua ha un alto valore sia letterario sia pratico; in un passato anche recente, i tagiki d’Afghanistan ebbero un peso specifico molto superiore a quello attuale. Verso i tagiki di casa propria – musulmani anch’essi –, l’URSS si è comportata con molta abilità. Mirava, con la sua politica, a ingraziarsi i tagiki afgani.

Pashtuni e tagiki formano quasi i nove decimi della popolazione; terzo e ultimo, il gruppo degli hazarà comprende tra mezzo milione e un milione di anime. Gli hazarà sono certamente afgani sotto l’aspetto politico e, tra l’altro parlano persiano; invece, sotto il profilo etnico, hanno tutt’altra origine. Hazar vuol dire, in persiano “mille”; di mille uomini si componevano le guarnigioni mongole, insediate in Afghanistan da Gengis Khan; gli hazarà hanno stigmate nettamente mongole, dunque, discenderebbero dalla orde di Gengis Khan.

Gli hazarà abitano soprattutto nelle zone centro-settentrionali del paese, specie in montagna; sono poveri e accaniti lavoratori; si dedicano volentieri ai piccoli commerci, con pazienza, con tenacia; sono largamente impiegati nelle forze armate, sia per la loro solidità fisica, si perché la loro povertà esclude certi intrallazzi con cui ottenere l’esonero. Tra gli afgani, in generale, sembrano i meno progrediti; per questo motivo, vi è chi li considera cittadini di second’ordine, se non inferiori.

Dopo le etnie più numerose, molte altre ne vengono. A esempio gli uzbechi, mongoloidi come gli hazarà, che non rinunciano mai al caratteristico pizzetto; i turcomanni, diffusi verso la repubblica sovietica del Turkmenistan; gli ebrei, giunti dalla remota antichità e ammirevolmente sopravvissuti; qualche migliaio di nuristani, forse, di origine greca, cui ho già accennato; infine, i kuci.

In verità, i kuci costituiscono non un’etnia in sé, ma piuttosto un popolo, composto in maggioranza di pashtuni, ben definito, alieno da mescolanza, rigidamente caratterizzato dal nomadismo. Il numero dei kuci è stato valutato sulla ragguardevole quantità di settecentomila; ebbene, a seconda delle stagioni l’Afghanistan viene regolarmente attraversato da molte centinaia di migliaia di nomadi, che viaggiano a cammello, in grandi carovane, conducendo gli armenti verso le zone di pascolo. A sera le carovane sostano, accendono i fuochi, montano le grandi tende. Visitando quegli alloggi, abbiamo la rivelazione di un’umanità che ha risolto i suoi problemi, decisi a non mutare il modo di vita. Al suolo, tutta la superficie libera è ricoperta di tappeti, spesso preziosi. Le donne non portano velo; ostentano, invece, monili d’argento e d’oro, complicati, grevi. E una tenda può contenere un vero arsenale, anche modernissimo, perché i kuci sono tradizionalmente avvezzi, in ogni circostanza, a far da sé.  

Gran parte dell’Afghanistan – dicevo – è steppa o deserto, ma, in pieno deserto, all’orizzonte possiamo scorgere catene di monti nevosi, perché il paese è generalmente alto (Herat, 1300 metri; Kabul, 1800; Bamian, 2800) e, i monti, altissimi; basti rammentare il Pamir e l’Hindukush, con numerosi “seimila” e anche “settemila”. D’inverno e fino a primavera avanzata, domina il gelo. La neve scende fino a Kabul e più sotto e può facilmente bloccare le grandi vie di comunicazione.

Nonostante la neve, l’acqua scarseggia perché va dispersa, o si concentra solo nei pochissimi fiumi, come l’Helmand, il Kurnar, il Kabul e, al confine con l’URSS, l’Amu Daria. Quindi, scarseggiano, salvo le eccezioni delle vallate, gli insediamenti umani. Ma villaggi e borghi hanno fisionomie espressive. Chi entri in Afghanistan dall’Iran, pochi chilometri dopo il confine raggiunge la sommità di un poggio da cui si domina una grande, misteriosa fortezza, cinta di alte mura. Ma non è una fortezza: è una borgata. Perfino certi villaggi vicini a Kabul, di costruzione recente, somigliano a baluardi. Esistono, le muraglie, perché da tempo immemorabile gli afgani hanno acquisito l’istinto della difesa.

O i villaggi morti, sparsi un po’ dovunque. Mura sbrecciate, cupolette cadenti e, dentro, il vuoto. Perché? Per via di incendi o perché vennero meno le condizioni di sussistenza, e la popolazione migrò. E i caravanserragli, anch’essi morti. Ingressi quasi monumentali, senso di spazio, resti di moschee, tracce di un certo fasto; e, dentro il vuoto. Perché? Perché il traffico delle carovane di mercanti, motivo dei caravanserragli, si è spento?

L’Afghanistan offre visioni di ogni genere. Durante i mesi freddi vi si pratica un gioco di origine mongola, detto buskashi, che oppone due grandi squadre di cavalieri, ognuna delle quali cerca di portare alla propria base la posta in palio, la carcassa di un montone scuoiato. Un altro spettacolo, tanto popolare quanto sanguinario, consiste nel duello di due cani feroci, cui le orecchie sono state mozzate fin da cuccioli perché sia difficile azzannarle. Analoghi duelli vengono combattuti anche dai maschi della coturnice locale o pernice di monte; la sera prima degli incontri, i padroni si portano a spasso, in gabbia, il loro campione, pavoneggiandosi al suo furibondo chioccolare.

Si caccia volentieri: l’orso, la pantera, il lupo, un meraviglioso uccello delle alte quote – il lofoforo – simile al pavone, e una specie di diffidente muflone, chiamato, a ricordo del viaggiatore veneziano, “capra di Marco Polo”. I famosi levrieri afgani sono pochi e cari. Quelli dal pelo lungo, che noi prediligiamo, localmente li si considera una varietà da salotto, e viceversa quelli più tradizionali, usati per la caccia alla lepre, hanno il pelo raso. La proprietà degli uni e degli altri spetterebbe soltanto al re, il quale, peraltro, può eccezionalmente chiudere un occhio; dei levrieri, di ogni specie, è vietata l’esportazione.

Nella parte più bassa del Nuristan, dove si coltiva il papavero, ho visto contadini raschiare l’essudato delle zucchette, o, in altre parole, raccogliere l’oppio. Altrove, anche a Kabul, nonostante le proibizioni si può comperare, con tutta facilità e a buon mercato, l’hashish; gli afgani lo fumano senza sotterfugi. L’hashish attrae molti “capelloni” europei, i quali viaggiano per lo più su veicoli da quattro soldi, che non danno nell’occhio; alcuni di quei “capelloni” fanno, poi, incetta di droga, la nascondono nei loro trabiccoli dall’aria innocua, e, poi, tornati in Europa rivendono a carissimo prezzo la micidiale mercanzia.   

Nelle strade afgane la circolazione è minima o, addirittura, come nel deserto tra Kandahar e Herat, quasi nulla. Una buona strada asfaltata corre dal confine iraniano sino a quello pakistano, passando dal sud del paese; un’altra, congiunge Kabul all’URSS. Una terza arteria, non buona ma discretamente percorribile, porta da Kabul sino alla vallata di Bamian. Entriamo a Kabul. La capitale si va avvicinando al mezzo milione di abitanti. Giace in una grande conca, incorniciata da colli e percorsa dal fiume Kabul, affluente dell’Indo; non ha pretese di monumentalità; la sua urbanistica sta cercando faticosamente una via attraverso eterogeneità, squilibri, demolizioni, edificazioni discutibili. Eppure Kabul piace. Dipende proprio dall’eterogeneità, per questo nella capitale vi è di tutto: dall’ambasciata colossale, come quella sovietica, alla carovana di nomadi; dal palazzo reale di stile europeo, con le sentinelle in impeccabile uniforme occidentale, alle vie dove i tintori creano caleidoscopi di tessuti sgargianti; dalle donne in chador, il mantello tradizionale che copre rigorosamente anche il viso, alle studentesse moderne pressoché in minigonna, al forte Bala Hissar, carico di storia e impregnato di sangue inglese.

E, poi, una serie quasi infinita di spunti. Gli hazarà venditori di acqua, carichi di otri. L’erbivendolo che, lavate nel Kabul le sue verdure, si mette a nudo a lavare se stesso. L’unica chiesa cattolica del paese, conglobata nel recinto dell’ambasciata d’Italia. I portatori di mestiere, sopraffatti da pesi inauditi. E semafori, avanguardia di progresso e motivo di perplessità per gli incolti. In periferia, i resti di un paio di vagoncini, unica traccia di una breve linea ferroviaria nata ai tempi di Amanullah, e, poi, svanita. Infine, a una ventina di chilometri da Kabul, la sorpresa di uno skilift, che va diffondendo anche tra gli afgani lo sport delle nevi.

Dopo Kabul, viene Kandahar con 120.000 abitanti; è importante come centro agricolo e per la vicinanza alla città pakistana di Quetta; conserva ricordi della prima guerra tra afgani e inglesi; gli americani vi hanno costruito un grande aeroporto intercontinentale. All’estremo ovest, Herat fu, a suo tempo, uno dei cardini della storia e della strategia di mezza Asia; oggi non ha più di 70.000 anime e dello splendore antico le rimangono solo le rovine di pochi monumenti e la cittadella. Nell’estremo nord, la città santa di Mazar-i-Sharif è famosa per una splendida moschea. All’estremo est, Jalalabad trae ragione di essere da una vasta area agricola e dai traffici con l’adiacente Pakistan.

In questa rapida scorribanda visiva, ho lasciato volutamente per ultima la zona di Bamian e Band-i-Amir. A parte le bellezze afgane composte di picchi eccelsi, che, di solito, sono difficilmente accessibili, Bamian offre il meglio dell’intero paese. Ci troviamo in una vallata lunga, ampia, ricca di coltivazioni nonostante l’alta quota. Non siamo troppo lontani dalla valle del Wakhan, situata tra il Pamir e l’Hindukush, dove, fin da tempi antichissimi, passava la cosiddetta “via della seta”: una via che dalla Cina raggiungeva Bamian, per poi proseguire verso sud e ovest. Insieme alla seta a Bamian sorge sotto una parete di roccia, alta un centinaio di metri, verticale, lunghissima. Nella parete, monaci buddisti aprirono centinaia di fori, che sarebbero stati , poi, le loro celle, gli eremitaggi; sicché la parete di Bamian somiglia a un alveare.

Ma, tra le cavità minori, altre due se ne aprono. Sono gigantesche, con il disegno ben netto, come absidi; in fondo, nella roccia madre i buddisti scolpirono due statue del loro dio e ricoprirono le pareti di affreschi. Oggi, i volti di Buddha e gli affreschi sono deturpati o distrutti; dipende sia dall’avvento dell’islamismo al posto del buddismo, sia dall’intemperanza fanatica di un condottiero dello scorso secolo. Ma, entrambe le statue sopravvivono e, attraverso gallerie nella roccia, se ne può raggiungere il capo. Una è alta sui 40 metri; l’altra, 53. Neppure i Ramses II di Abu Simbel arrivano a tanto.

Là dove la valle di Bamian si chiude in una strettoia, domina, da un poggio con le pareti precipiti, un gruppo fantasmagorico di castelli, di torri. In basso dilaga il verde di un bosco di pioppi, mentre le pareti e le torri hanno color d’ocra e di sanguigno. Gli afgani le chiamano Città Rossa. Rossa di sangue. Erano la cittadella che difendeva la valle di Bamian. Gengis Khan, attraverso la “via della seta”, irrompe nella valle afgana; pare che la cittadella, in un primo tempo, si sottomettesse e, poi, tradisse, e, in proposito, è nata più di una leggenda; di certo, vi è che Gengis Khan ordinò di distruggerla. Fece passare a filo di spada uomini e bestie; da qui il sangue che ancora arrosserebbe rocce e mura. E ordinò, Gengis Khan, di considerare la Città Rossa come un posto maledetto, da non più abitare, da non riedificare mai più. Così avvenne. Così è.

Infine, Band-i-Amir: siamo ancora nella regione di Bamian, oltre un passo alto tremilacinquecento, percorso da una strada piuttosto ardua. Spazi desolati; villaggi radi, con influssi tibetani; carogne di cavalli, sbranati dai lupi; vette sull’ordine dei cinquemila e più; d’un tratto, un lago. Ma non è che il primo di sette; sette laghi digradanti, separati l’un dall’altro come da semplici gradini, a 3.300 metri sul livello del mare, la quota della nostra Marmolada.

Tuttavia il fascino ispirato dal selvaggio Afghanistan non deve far dimenticare i suoi problemi concreti. Kabul inizia ad avere una grande università, ma almeno i quattro quinti della popolazione afgana sono analfabeti. Qualche ospedale è nato; le Nazioni Unite hanno creato una scuola di infermieri, che dovrebbero distribuirsi capillarmente nel paese; ma i medici scarseggiano e in fatto di salute pubblica le necessità sono ancora imponenti. Il tenore di vita si può sintetizzarlo con poche cifre: un funzionario percepisce dalle 30 alle 60.000 lire al mese; un domestico, a Kabul, dalle 12 alle 20.000; un manovale, sulle 4.000.

La voce delle esportazioni ha un certo peso, grazie alla produzione di frutta squisita. Ricercatissima in Pakistan e, soprattutto, in India –, e, poi, di lana, di cotone allo stato greggio e di pelli del famoso karakul, l’agnellino di latte con cui in Afghanistan si confezionano i tipici copricapo locali e, da noi, le pellicce di cosiddetto “persiano”; si esportano anche tappeti di pregio, che, spesso, per non disorientare l’acquirente occidentale, assumono, a loro volta la qualifica spicciola di “persiani”; e finalmente l’Afghanistan esporta in Russia, con impianti diretti, i suoi idrocarburi. Ma, tutte queste voci equivalgono soltanto a trentacinque miliardi di lire. Viceversa occorrerebbe importare quasi tutti i prodotti finiti; quindi, per tenere la bilancia commerciale in pareggio o, perfino, in attivo, si rinuncia al necessario.

Le limitate risorse del paese escludono che l’attuale situazione possa capovolgersi. Ma, può migliorare. Dipende in gran parte dalla soluzione del problema idrico; dipende, in altri termini, dalla costruzione di dighe e canali e da una razionale distribuzione delle acque. L’agricoltura è suscettibile di larghi progressi anche mediante l’applicazione di nuove tecniche: basti dire che la maggioranza dei contadini afgani usa tuttora l’aratro a chiodo. Parallelamente all’agricoltura potrebbe svilupparsi anche la zootecnia.

Se a questi e ad altri fattori aggiungiamo determinati fermenti morali, come l’aspirazione degli studenti di Kabul o di coloro che hanno studiato nelle università straniere, all’ammodernamento del paese, all’eliminazione di vecchie pastoie e all’instaurazione di una democrazia – oggi, ancora in gestazione – di tipo occidentale, giungiamo a una conclusione di moderato ottimismo. Sarebbe, invece, il contrario se prevalessero gli elementi retrivi, che ancora influenzano vaste categorie, specie di livello sociale inferiore.

Ma, vi è un’altra pedina da valutare, quella della politica estera. Le antiche aspirazioni zariste verso i mari caldi e l’India, sono divenute aspirazioni sovietiche. L’antico schieramento britannico contro la pressione russa è divenuto schieramento pakistano: perché il Pakistan, nemico dell’India, è, invece, amico della Cina e, finora, ostile all’URSS. Dunque, l’Afghanistan svolge la sua funzione di Stato-cuscinetto, oggi, anche più di ieri.

Solo che la partita si è complicata per il contrasto tra Ovest ed Est e per la presenza di nuove possibilità. Nella loro tradizionale pressione verso sud, i russi si trovavano svantaggiati dall’esistenza, a metà Afghanistan, di una poderosa propaggine dell’Hindukush; d’altra parte, questa propaggine ostacolava l’unità afgana; ebbene, siccome nel caso specifico gli interessi sovietici e quelli afgani collimavano, i russi hanno potuto costruire la strada, di cui dicevo prima, lungo la direttrice nord-sud, che dal loro confine raggiunge Kabul. La strada, detta del Salang, costata un’enormità, sale a quota 3.300 e attraversa in galleria la montagna più alta; in questo modo è nata una ragguardevole novità politica e strategica.

I russi influiscono sull’Afghanistan non già con il criterio, ormai sperato, del satellitismo, ma con metodi intelligenti: a esempio concedono numerose borse di studio, favoriscono i traffici, acquistano prodotti afgani specie quando le relazioni tra Kabul e Rawalpindi si raffreddano e forniscono all’esercito afgano molti materiali indispensabili, come benzina, pezzi di ricambio, munizioni, missili terra-aria. Inoltre, hanno influito costruendo metà di un’altra strada, quella che da Kabul raggiunge Herat e, poi, il confine iraniano.

Ovviamente, gli Stati Uniti si preoccupano dell’attività russa. E hanno risposto, tra l’altro, costruendo l’altra metà della strada di Herat. Così, nel contrasto tra due mondi, l’Afghanistan si è inopinatamente trovato a possedere arterie di importanza vitale. Ma, il loro costo è stato assorbito solo dagli Stati Uniti e dall’URSS. Gli afgani non hanno speso un dollaro né un rublo.

Dopo l’URSS, Stati Uniti e Pakistan, quarto contendente della parità afgana è la Cina. L’Afghanistan confina con la Cina. L’Afghanistan confina con la Cina per soli 93 chilometri; sono quelli del Wakhan, la valle dove passava la “via della seta”. Un secolo fa, il Wakhan non lo presidiava nessuno. Gli inglesi, quando vi mandarono una missione per delimitare i confini del nuovo Stato-cuscinetto, raggiunsero un passo ad alta quota, dove giaceva abbandonata una capanna; allora, proseguirono oltre lo spartiacque e, finalmente, si incontrarono con alcuni armati, i quali dissero che là era la Cina. Più tardi, una commissione anglo-russa fissò i confini del Wakhan senza neppure recarvisi; né gli afgani di allora ebbero interesse a insediare guarnigioni in una zona tanto remota.

Ai nostri tempi, il discorso cambia. Salvo la Mongolia – sulla cui dipendenza effettiva, peraltro, si discute –, l’Afghanistan è l’unico paese al mondo a confinare sia con la Cina sia con l’URSS. Kabul si è, quindi, preoccupata di avere, al confine cinese, una situazione chiara. Vi fu, nel 1962, una visita di re Zaher a Pekino e, più tardi, ebbero inizio, sul terreno del Wakhan, i lavori di una commissione mista. Furono lavori positivi, senza particolari ostacoli. La linea di frontiera venne fissata di comune accordo. Una lunga serie di pali infissa nel terreno porta, da un lato, in caratteri arabi, la scritta “Afghanistan” e, dall’altro lato, in caratteri latini e in lingua inglese, la scritta “China”. Così il problema della frontiera cino-afgana sembra risolto.

Ma, non si tratta soltanto di frontiera, bensì di tutto un complesso di fattori. Per esempi, gli afgani hanno finora bloccato ogni tentativo di infiltrazione politica cinese. Hanno accolto, qualche anno fa, un folto gruppo di profughi cinesi, giunti attraverso il Wakhan. Nel frattempo, i rapporti tra Kabul e Pekino sono rimasti buoni. Ma, la Cina bada all’attività russa in Afghanistan non meno di quanto facciano gli Stati Uniti; la Cina non vorrebbe continuare a vedersi aggirata, sulla tradizionale direttrice dei mari caldi, dalla Russia. Quindi, vorrebbe, a sua volta, costruire una strada. Dove? Sulla “via della seta”, di Gengis Khan, di Marco Polo: in altre parole, dalla sua regione di Sinkiang – quella degli esperimenti atomici – all’Afghanistan, attraverso i 3.300-3.500 metri dei passi del Wakhan. Insomma, così come i russi hanno creato una strada nord-sud, che li avvicina all’India, i cinesi vorrebbero creare la strada est-ovest, che neutralizzasse, strategicamente parlando, l’arteria russa.

Si chiederà: in questa situazione intricata, gli afgani per chi parteggiano? Non parteggiano per nessuno. Dal contrasto altrui, cercano solo di trarre vantaggi. Si proclamano lo Stato più neutrale di tutto il terzo mondo.

Dunque, Stato-cuscinetto: ma un cuscinetto duro e spinoso, su cui nessuno si adagia. Ed è logico che sia così, per un popolo che ha forgiato la sua indipendenza con millenni di sangue.

 

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postato da: Firouzeh alle ore agosto 31, 2008 09:00 | Permalink | commenti
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