martedì, 02 settembre 2008

Je cherche le mot juste, mais je ne le trouve pas. Il y a longtemps que je cherche. Au début, je l’ai cherché en allemand, puis je me suis dit : assez, je ne le trouverai jamais, cette langue ne me servira pas, j’y nagerai dans les approximations romantiques et les euphémismes. Mais la langue française, en revanche, me paraissait si précise, trop précise même pour moi qui étais dans le vague.

Et pourtant il devrait bien exister ce mot, un mot précis, solide, acéré.

On dit qu’au siècle prochain, quand l’espérance de Vie sera de cent cinquante ans, on oubliera non seulement le nom de ses grands-parents, mais aussi de ses parents.

Si j’ai connu un jour le mot que je cherche, comment ai-je bien pu le perdre ?

Je me suis beaucoup déplacée.

Ma Vie, telle la Gaule de Jules César – même si nos préoccupations ne sont pas identiques – est divisée en trois parties. Mais si Jules César – ne croyez pas, mon Général, que j’aie l’audace de me comparer a Vous. Il ne manquerait que cela ! – s’occupa de l’espace, moi, qui écris ces lignes, j’ai été toute ma Vie préoccupée par le temps, qu’on ne saurait ni acheter, ni dérober, ni falsifier.

Il se peut donc que je l’aie connu et perdu en cours de route, ce mot qui me manque et qui devrait désigner un sentiment précis, précieux, semblable à une flamme, basse chez les uns, haute chez les autres.

Une flamme qui s’est maintenue pendant des millénaires, se moquant des tempêtes, des orages et des guerres.

Une flamme intrépide, belle, toujours à mesure humaine.

Or voici que soudain vient la découverte.

Oui, le mot juste, celui que je cherchais au commencement, il est venu à moi.

Et c’est NECESSITE.

La NECESSITE, Vous dis-je, le besoin que deux Etres ont souvent l’Un de l’Autre, même s’il n’y a sans doute jamais de totale égalité.

Une NECESSITE présente, pressante et solide comme le besoin de tendresse, de chaleur et de larmes.

Une NECESSITE profondément inscrite dans le secret des confessions, des silences, peut-être même de la volupté.

NECESSITE sous-tendue par une force créatrice, NECESSITE d’aimer et d’être aimé.

NECESSITE, dont, ici, je me réclame.

 

Il m’est arrivé, à divers moments de ma Vie, d’esquisser mes souvenirs, mais lorsque je parlai de moi, je ne me sentais pas tout à fait à l’aise, un peu comme si je voulais imposer à mon lecteur un personnage importun. Ma pensée vit à la fois dans le passé comme mémoire et dans le présent comme conscience de soi aux prises avec le temps. Quant au futur, il n’y en aura pas forcément un, ou peut-être sera-t-il bref et anodin.

Dans mon esprit, l’histoire de ma Vie a un début, un milieu et une fin.

On peut vivre pour l’Au-delà, pour les générations à venir ou dans le présent : personnellement, j’ai très tôt opté pour la féroce immanence, comme l’appelle Herzen.

Je me suis efforcée de rechercher le sens de la Vie, sans idée préconçue.

Je n’ai jamais été capable d’observer Autrui de façon aussi attentive et approfondie que moi-même. J’ai parfois essayé de le faire, surtout dans ma jeunesse, mais cela ne m’a guère réussi.  Il y a des gens qui en sont peut-être capables, mais je n’en ai pas connu. Toujours est-il que je n’ai jamais trouvé quelqu’un qui sache voir en moi plus loin que moi-même. La connaissance de soi a été une donnée constante de ma Vie, mais je ne saurai dire quand l’idée m’en est venue. Je me souviens très bien, par contre, quand j’ai su pour la première fois que la Terre était ronde, que toutes les grandes personnes avaient un jour été ENFANTS, que Lincoln avait libéré les Noirs. Pour autant que je m’en souvienne, j’ai toujours cherché à me connaître, de façon différente, bien sur, suivant mon âge. Tantôt cette préoccupation se mettait en veilleuse et ne survivait en moi que de manière confuse, comme entre mes vingt et trente ans, tantôt elle me guidait de façon ferme et claire, comme dans ma petite enfance et après la trentaine. Elle reste en moi plus forte et plus pressante que jamais.

Chacun a ses secrets.

Certains les traînent tout au long de leur Vie comme un fardeau, d’autres les chérissent et les conservent avec soin, comme une source de Vie jaillissante où ils puisent leurs forces vives jusqu’à la fin. Pour moi, ces secrets forment le trait d’union entre mon passé et mon présent. Je ne suis de ceux qui traînent derrière eux un poids mort qui les accable. Ce que j’ai jugé de garder, je l’ai laissé vivre et s’épanouir en moi. J’ai l’impression d’avoir su tirer de tous les embrouillaminis de la Vie, peu importait que cela fût gai ou triste. Si le prix a parfois été exorbitant, c’était là sans doute le prix qu’exigeait la Vie. Celui qui a peur de payer trop cher meurt à soi-même.

Je n’ai jamais senti d’hiatus entre moi et le Monde, ce dont j’ai pris conscience il y a une trentaine d’année déjà, à une époque où je ne soupçonnais même pas l’existence d’une identité de nature entre l’homme et la pierre, entre la matière organique et inorganique. L’énergie que je sens en moi comme une onde de chaleur qui me traverse quand je prononce le mot « JE » ne peut se dissocier de la totalité de l’énergie cosmique. Moi aussi, je suis une partie de l’Univers et parfois c’est celle-ci que je perçois plus intensément que le tout. Je me rends compte que j’ai reçu ce potentiel d’énergie à la naissance, un potentiel étonnamment puissant vu ma santé, ma personnalité et la faculté que j’ai gardée jusqu’à ce jour de me transformer. Mais je sais que l’instant même où il sera épuisé, ce sera fini.

J’ai voulu me connaître et aussi me transformer.

Apres avoir pris la mesure de moi-même, je voulais me libérer, atteindre un équilibre intérieur, trouver des réponses aux questions posées, défaire des noeuds et ramener le dessin confus et morcelé à quelques lignes simples. Je voulais parvenir à un état stable, dépasser le désordre émotionnel de la jeunesse, les jeux intellectuels, le mal du siècle qui s’éternise et les angoisses de la créature tremblante du XX siècle : plus de peurs, ni de superstitions, ni d’incertitudes, ni d’engouements passagers. Il fallait éliminer ces obsessions dont on n’a plus aucune chance de se libérer quand vient la vieillesse.

Tout cela doit paraître terriblement sérieux. Peut-être le lecteur a-t-il déjà devant les yeux l’image d’un visage sévère avec des lunettes, un dentier, des cheveux raides et grisonnants, et d’un stylo ennuyeux, ventru, intarissable que tient une main arthritique et sillonnée de veines bleues.

Ce portrait est inexact, mais ce n’est pas à moi de juger de mon aspect.

Je sais seulement que le front est devenu ferme et l’ovale du visage avec ses zones d’ombre exprime une Vie infiniment plus intense que sur mes photographies de jeunesse.

L’idée d’un Au-delà ne m’intéresse guère. Elle s’apparente un peu, à mes yeux, à l’opium du peuple, on l’exploite comme le gaz ou le pétrole. Dès l’instant où elle surgit, je suis sur mes gardes, elle n’apporte que de fausses vérités et des réponses faciles, mieux vaut s’en méfier.

Tout ce qui est grand dans le Christianisme, qui est l’un des éléments constitutifs de notre civilisation, se retrouve dans les autres religions.

Toujours et partout on a tué Dieu pour s’en nourrir.

Ni les Actes des Apôtres, ni l’Apocalypse, ni l’Eglise n’ont réussi à briser les chaînes de l’esclavage, le Nouveau Testament n’a pas soufflé mot de la désolation qui se lit dans le regard des ANIMAUX.

Vingt siècles après les Béatitudes, les hommes continuent à se moquer des bossus, des anormaux, des impuissants, des homosexuels, des maris trompés et des vieilles filles.

Le Christianisme, tout en libérant les hommes spirituellement, n’a pas réussi à les libérer socialement.

Le siècle qui m’a vue naître et grandir était le seul à pouvoir me convenir.

Je sais bien que beaucoup en jugent autrement.

Je ne parle pas ici du bien-être matériel ou du bonheur de vivre dans son propre pays, mais de quelque chose de plus essentiel.

Femme italienne, où et quand aurais-je pu être plus heureuse ?

Au XIX siècle avec les mamans et les demoiselles de la bourgeoisie naissante ou les pédantes championnes du Féminisme ?

Au XVIII siècle, ou à une époque encore plus lointaine lorsque, dans toute l’Europe, jeunes et vieux passaient leur temps à dormir, manger et prier ?

Tout était déjà en place quand je suis arrivée. Autour de moi s’étalaient des trésors, il n’y avait qu’à les ramasser.

Je vis au milieu d’un invraisemblable et indescriptible foisonnement de questions et de réponses et pour être tout à fait franche, les malheurs de mon siècle m’ont plutôt servi.

Je suis heureuse que les énigmes de ma jeunesse aient été élucidées.

Je ne fais jamais semblant d’être plus intelligente, plus belle, plus jeune, ni meilleure que je ne suis.

Je choisis mes Amis.

Je suis libre de vivre où et comme je veux, de lire, de penser ce que je veux, d’écouter qui je veux.

Je suis libre dans les rues des grandes villes lorsque, perdue dans la foule, je déambule sans but sous une pluie battant en marmonnant des vers, quand je me promène au bord de la mer dans une solitude bienheureuse, bercée par la Musique intérieure, quand je referme derrière moi la porte de ma chambre.  

 

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postato da: Firouzeh alle ore settembre 02, 2008 19:19 | Permalink | commenti
categoria:amore, vita, parigi, femminismo, donna, morte, cristianesimo
domenica, 24 febbraio 2008

« Il sesso non è una scoperta dei nostri giorni. Anche nei cosiddetti secoli bui dell’Occidente era al centro di una cultura naturalistica che ne presentava un’immagine liberata. »

 

 

Si deve a una vecchia leggenda storiografica d’origine illuministica, tutt’altro che criticamente meditata, la presentazione di un Medioevo tutto rivolto al cielo, un Medioevo erofobo e sessuofobo; più tardi, attraverso la trasfigurazione romantica e le fantasie preraffaellite d’età vittoriana, si sarebbe fatto sempre dell’età medievale il tempo degli amori spirituali e delle « donne angelicate ». Oggi, si tende a presentare dei secoli tra il V e il XV al contrario, un’immagine « liberata» o, se si preferisce, un’immagine conflittuale tra un Eros sfrenato e una pesante repressione da parte della Chiesa.

Un discorso chiaro e criticamente rigoroso sull’Eros ci aiuterà a meglio comprendere quel complesso periodo e a superare vecchi, ormai incrostati, pregiudizi al riguardo.

Il migliore modo per aprire questo discorso è penetrare, insieme con il grande Salomone, nel giardino dell’Amore :

 

« Sei fonte chiusa, o sorella mia sposa, fonte chiusa, sorgente sigillata. I tuoi rivi fanno un giardino de melagrane… »

Cantico dei Cantici, , 12-13

 

Generazioni intere di asceti e di teologi si sono piegate su questa sublime pagina, su questo Canto d’Amore tra i più dolci e struggenti che l’umanità sia mai riuscita a concepire. Il più grande mistico dell’Occidente, Bernardo di Clairvaux, ha dedicato al Cantico un commento pervaso a sua volta di profonda poesia. L’incontro tra lo Sposo e la Sposa nel recinto delle delizie veniva allegoricamente interpretato come l’incontro dell’Amante e dell’Amato, vale a dire dell’anima del credente e del Cristo, o ancora come il matrimonio del Cristo e della Chiesa ; e è d’altronde inutile insistere sugli accenti d’Amore e, talora, di passione, espressi in forma molto simile a quella del trasporto erotico, che pervadono le pagine di un San Bernardo stesso, di un Jacopone da Todi, di una Santa Caterina da Siena, più tardi di un San Giovanni della Croce e di una Santa Teresa d’Avila. L’espressione « unione mistica » conserva intatta, a livello allegorico, una profonda e assoluta valenza sessuale.

Questi dati sono, senza dubbio, variamente interpretabili. Alcuni psicanalisti li hanno valutati alla luce della teoria del « transfert », istituendo – in maniera, per la verità, abbastanza schematica e semplicistica – un rapporto immediato tra la repressione derivante dalla castità coatta e una forma di più o meno ambigua sublimazione attraverso l’estasi mistica.

È noto, del resto, che, nell’antichità come nel Medioevo, molte sette ereticali cristiane si posero il problema dell’erotismo e della sessualità risolvendolo, talora mediante forme di radicale astinenza, talaltra attraverso una sorta di esercizio estenuato della carne, che avrebbe dovuto portare la carne stessa a una sorta di appagamento definitivo e, quindi, al silenzio.

A un estremo di questa catena vi è la tradizione di Origene, l’autoevirazione del quale, del resto, trovava riscontro in pratiche tutt’altro che inconsuete nel misticismo e nella tradizione misterica mediterraneo-orientale dell’età pagana (si pensi ai culti di Adone, di Attis, di Cibale). All’estremo, almeno in apparenza, opposto, si situano tesi come quelle di Priscilliano vescovo di Avila (sec. IV), che da una posizione originariamente gnostico-manichea – e come tale insistente sulla dicotomia e la lotta tra Bene e Male al punto da prospettare una sorta di biteismo – era giunto a fondare una dottrina a carattere magico-iniziatico dove l’attività erotica aveva un ruolo importante nella liberazione dello spirito dalla carne.  

Intendiamoci: quando nelle fonti ecclesiastiche ufficiali si trovano cenni – e capita spesso – a presunti « disordini sessuali » praticati nelle sette ereticali, ci si deve guardare dal prendere tali informazioni alla lettera ; tra l’altro, i polemisti pagani dell’Impero Romano avevano accusato i cristiani stessi più o meno delle medesime cose. Un’accusa tipica, nata, forse, all’interno di certe cerimonie orientali presto fraintese, era quella secondo la quale esistevano gruppi ereticali che, a un dato momento del servizio divino, spengevano le luci e si davano alle più folli e disordinate pratiche erotiche promiscue, senza badare né al sesso né ai rapporti di parentela dei vari occasionali « partners » ; dopo di che i lumi si riaccendevano e le cerimonie sacre riprendevano. Questa diceria è trascorsa intatta attraverso l’intero Medioevo e gli è sopravvissuta fino a giungere, tra il Cinque e il Seicento, a costituire uno degli elementi per così dire « classici » del quadro della Messa Nera. Non vi è dubbio, tuttavia, che all’interno di vari ambienti non-conformistici – e il Medioevo occidentale ne ha conosciuto molti – si sia sviluppata in molte forme la contestazione alla morale sessuale ortodossa, così come in altrettante forme si sviluppava quella all’ecclesiologia e alla teologia ortodosse. È certo, per esempio, che nell’eresia catara, particolarmente viva tra il XII e il XIII secolo soprattutto nella Francia meridionale e nell’Italia del centro-nord, tutto quel che atteneva alla sessualità era considerato con ben altro occhio rispetto alla posizione ufficiale della Chiesa.

E iniziamo ricordando qualcosa circa la posizione ufficiale. Si è, spesso, parlato di « sessuofobia ». La tendenza cristiana all’astinenza carnale non era né più rigorosa né « rivoluzionaria » rispetto a analoghe tendenze di molte scuole filosofiche pagane, il neo-platonismo a esempio. San Paolo, tessendo il suo noto elogio della castità e ritenendo lo stato matrimoniale imperfetto nei confronti dello stato della verginità o della continenza, aveva inteso stabilire una gerarchia di perfezione, non interdire o svalutare i rapporti sessuali, a patto che si esercitassero nell’ambito del matrimonio legittimo e allo scopo della procreazione. Si può, quindi, parlare, forse, di un antierotismo cristiano, ma non propriamente di una sessuofobia. Quanto poi alla celebre misoginia della Bibbia e di molti dottori della Chiesa, vi è tutta una tradizione greca e romana non meno dura e non meno ingiusta con le donne. Si può semmai fare nostra la tesi di un grande studioso inglese, Clive Staples Lewis, secondo il quale è « ovvio che il Cristianesimo, in senso molto lato, insistendo sulla pietà e sulla sanità del corpo umano, tendesse a ammorbidire e mitigare le estreme brutalità e irriverenze del mondo antico in tutti i campi della vita umana e quindi anche nelle questioni sessuali ».

Ma la tesi propugnata dai catari a proposito del sesso era molto lontana da quella cristiana ortodossa. Il Catarismo era una religione o, se si preferisce, una dottrina filosofico-religiosa d’origine manichea : come tale, insegnava la coesistenza di due principi, l’uno spirituale e l’altro materiale, nel cosmo, e la loro lotta perpetua. La creazione, opera del Principio della Materia o delle Tenebre aveva avuto il risultato di avvolgere, di imprigionare nella materia una quantità di forze spirituali ; lo stesso uomo, in quanto anima immortale, era Spirito, era Luce, e suo compito era liberarsi dalla materia per unirsi al Principio della Luce. Quest’ultimo, per quanto si facesse per farlo somigliare al Dio cristiano, era simile piuttosto all’Ahura Mazda persiano ; e, per contro, il Dio-creatore della Bibbia, lo Iahvè dei Patriarchi, veniva – in quanto creatore della Materia – a identificarsi con il Dio della Tenebra.

Discendeva da tutto ciò che non era tanto l’atto sessuale a venir condannato, quanto piuttosto la procreazione, poiché la generazione perpetuava la prigionia dello Spirito da parte della Materia. Laddove teologi e moralisti cattolici insegnavano che il peggiore peccato sessuale era la dispersione del seme, i missionari catari insegnavano esattamente il contrario ; e, per quanto i loro mistici – i cosiddetti « Perfetti » – rinunciassero, rigorosamente, insieme con l’alimentazione carnea e il consumo di uova e latticini – vale a dire di tutto quanto proveniva da un atto generativo animale –, anche alle pratiche sessuali, si finiva con l’insegnare che esse non erano peccato tanto in sé quanto nelle loro conseguenze « naturali », giacché la natura e le sue leggi materiali altro non erano se non un tranello del « dio malvagio » per eternare la prigionia dello Spirito.

Occorsero una crociata sterminatrice nel Mezzogiorno francese, nella prima metà del duecento e una pesantissima repressione inquisitoriale negli anni che l’accompagnarono e la seguirono, per far tacere nel fumo dei roghi l’eresia catara. Ma, nei decenni successivi, altre eresie sorsero, talora, forse, in, sia pur problematico, rapporto con la « Voce » che era stata obbligata a tacere.

Dell’eresia di un lontano seguace di Gioacchino da Fiore, Gherardo Segalelli, fondatore della setta degli

« Apostolici », ci parla il cronista francescano Salimbene da Parma, il quale si affretta a informarci che in essa avevano un ruolo importante certe ambigue figure femminili, certe « apostolesse », e che il credo di sconfinata libertà individuale da questi predicato si traduceva tra l’altro in sfrenata licenza sessuale. Di predicazione di « liberatorie » pratiche sessuali di gruppo fu accusato quello strano riformatore religioso-sociale della fine del Duecento, che fu il piemontese Dolcino, ricordato anche da Dante. E finalmente, gli adepti della setta detta del « Libero Spirito » proclamavano la libertà completa della carne e dello spirito, e la loro esperienza, reinterpretata e rivissuta attraverso i secoli, non è estranea né a un certo misticismo tedesco o fiammingo della fine del Medioevo né al cosiddetto movimento « libertino » dell’età moderna.

Insomma, il panorama dei rapporti tra Cristianesimo e sessualità nelle varie dottrine medievali è assai sfaccettato e composito.

Le pratiche acetiche, a esempio, introducevano nel problema nuovi argomenti. Si sbaglierebbe, intanto, attribuendo a tutto il Cristianesimo, e fino dalle origini, una coerente ispirazione puritana : il Vecchio Testamento è molto lontano da essa e lo stesso celibato dei chierici non si è affermato, e a fatica, che nel corso dell’XI secolo. Semmai, la castità veniva eroicamente abbracciata, insieme con altre e non meno pesanti privazioni, all’interno degli ambienti monastici : e relativamente a essi bisogna distinguere tra una castità intesa come esercizio di disciplina quasi militare, secondo la regola benedettina della quale è stato rilevato unanimemente il carattere romano e, per così dire, « legionario », e una intesa come lotta violenta contro la carne e la tentazione, quale ce la presentano certe tradizioni eremitiche d’impronta orientale che trovano il loro prototipo nella « Vita » di Sant’Antonio abate.

È nell’ambito della produzione agiografica dipendente da questo testo che ci imbattiamo per la prima volta in una figura destinata a divenire familiare, il « demonio succubo » che assume sembianze di bella fanciulla per indurre in tentazione. Lo schema è, in generale, molto semplice : al sant’uomo si presenta una splendida fanciulla, in assetto così misero da provocare compassione ; invitata a entrare nell’eremo, nutrita, scaldata, ecco che inizia la scena di seduzione ; infine, o l’asceta resiste e il diavolo finisce con l’abbandonare il campo o cede alle lusinghe e subisce le beffe atroci dell’avversario, il teatro e la novellistica hanno ripetuto all’infinito, e con innumerevoli varianti, questo quadro.

Viene da chiedersi se il nucleo primitivo di questi racconti risieda in esperienze reali o oniriche, in modelli leggendari orientali o ellenistici, in una produzione letteraria che, oggi, è universalmente ritenuta come fondamentale allo sviluppo dell’agiografia cristiana, vale a dire nel romanzo alessandrino, o sia piuttosto la volgarizzazione di un uso ascetico-iniziatico che non doveva essere infrequente nella mistica cristiana delle origini, e che, già verso la metà del III secolo, era stato oggetto del divieto impostogli da San Cipriano, vescovo di Cartagine : alludo all’« agapismo » (dal greco « agapè », amore non carnale), pratica consistente nell’uso di dormire con persone di opposto sesso conservando la castità. Si trattava naturalmente di un’usanza atta a mettere alla prova forza d’animo e controllo della propria volontà : ne troviamo il ricordo in certi usi prenuziali o nuziali vivi fino agli inizi del ‘900 in tutta Europa: la veglia alla fidanzata distesa in abito nuziale su un letto già pronto in Spagna, oppure le cosiddette « notti di Tobia » in cui gli sposi dovevano restare fianco a fianco, pregando e conservando la castità, come nell’agiografia medievale più matura. A proposito di Bernardo di Clairvaux, si narra, per esempio, un episodio simile: il santo non aveva provocato la pericolosa vicinanza di una fanciulla, ma seppe nondimeno sostenerla onorevolmente. Di San Francesco d’Assisi, si racconta una cosa un po’ diversa, tipica del resto del suo modo di convertire non con belle parole, ma con l’esempio : durante il suo viaggio in Egitto, una prostituta saracena gli si sarebbe avvicinata offrendogli compagnia ; il santo avrebbe accettato, invitandola a sua volta nel suo letto ; ma la ragazza si sarebbe ritratta inorridita vedendolo sdraiarsi tranquillamente su un letto di fiamme e di braci ardenti e invitandola a seguirlo. Il che ricorda la pratica simile e contraria, sempre di San Francesco, di rotolarsi tra i rovi o nella neve allorché un desiderio disonesto lo assaliva. Sempre in materia di casti sonni, quello di Tristano e Isotta simbolicamente separati dalla spada del cavaliere posta tra loro sembra richiamare a un costume affine all’agapismo.

A ogni modo, nella misura in cui la Chiesa interessava un vasto numero di persone, i problemi sessuali vi si ponevano anche come problemi sociali. Da quando, a partire dalla metà dell’XI secolo, si prese a proibire il matrimonio del clero secolare, in altre parole dei preti, iniziarono grosse questioni ; era difficile impedire che, specie nelle comunità più piccole e remote dai grandi centri urbani, i sacerdoti avessero, per esempio, relazioni di concubinato con le loro serve : e la mentalità popolare, a ciò assuefatta da una lunga consuetudine, stentava a vedervi qualcosa di male. Negli ambienti, invece, dove la coabitazione di più persone dello steso sesso e anche di età differente era comune – il monastero, la canonica, la scuola della cattedrale – era piuttosto l’omosessualità a svilupparsi. Questo valeva per gli uomini, monaci o sacerdoti che fossero ; ma valeva anche per le monache, con l’aggravante che queste – poiché la tradizione cristiana, erede dell’ebraica, interdiva il sacerdozio femminile – avevano bisogno di contatti con i preti per le loro necessità spirituali e liturgiche. E ecco, dunque, lo scandalo di cappellani e di confessori di monache, nonché di servi laici dei monasteri femminili, impegnati in estenuanti prove amorose, fonte a loro volta di inesauribili proverbi e storielle. E ecco, ancora, lo « scandalo » di certi ordini che avevano provato la via del superamento almeno parziale della segregazione per sessi inaugurando il costume dei cosiddetti « monasteri doppio », uno maschile e uno femminile, separati solo da un muro e, in genere, diretti dalla badessa.  Ci provarono, nell’XI, secolo l’ordine di Fontevrault, fondato da quel Roberto di Arbrissel che si era reso celebre come convertitore di prostitute, e, nel XIV, quello di Santa Brigida : e, in entrambi i casi, l’esperimento si esaurì nel breve giro di qualche anno.

Era, del resto, difficile mantenere un monastero femminile al riparo dal mondo circostante, anche perché sovente molte delle sue ospiti, e la badessa medesima, erano – come quella descritta da Chauser nei suoi « Racconti de Canterbury » - dame di illustre lignaggio, abituate ai cibi delicati, alla vita elegante, ai rapporti con il mondo dei ricchi e dei potenti. Attraverso tutto ciò, le tentazioni e i vizi non tardavano a varcare i cancelli delle abbazie.

Meno drammatica doveva essere, a causa della scarsa considerazione in cui le donne in genere furono tenute fino a almeno tutto l’XI secolo, la situazione nei monasteri maschili. Il Medioevo aveva ereditato dall’antichità una forte propensione per l’omosessualità maschile, nonostante le dure condanne della Chiesa, erede dell’etica ebraica. Anche i monaci, gli abati soprattutto, erano spesso di nobile prosapia, e come tali assuefatti ai costumi e ai gusti di quella società cavalleresca all’interno della quale – come di molte « società militari », da quella spartana a quella prussiana di qualche secolo fa – la pederastia era qualcosa di consueto, una parte integrante, si può dire, del tirocinio tecnico-iniziatico del guerriero. Già Tacito ci dice qualcosa di simile per certe tribù germaniche, prendendo cura di sottolineare come tutto ciò fosse ben lungi dall’accompagnarsi a fenomeni di effeminatezza; e un cronista dei primi del XII secolo, parlandoci di un cavaliere che aveva abbandonato la comitiva di suoi pari raccolti attorno a un grande feudatario, ci dice eloquentemente che era « quasi uscito dalle fiamme di Sodoma », dove, tuttavia, il riferimento sembra diretto più a una situazione di viziosità generale che non a una specifica allusione di omosessualità. Insomma, la società aristocratica e guerriera anteriore alle Crociate ci si presenta – e tale si scorge in quel poema « di soli uomini » che è la « Chanson de Roland » - come una società in cui si poteva benissimo fare a meno delle donne. L’amore spirituale, per il cristiano, era la « charitas » ; quello più squisitamente umano era semmai l’« amor socialis », l’« amicitia » alla quale già gli autori latini avevano, secondo il modello aristotelico, dedicato i loro elogi. Il ruolo della donna era pallido e sfocato : concubine e contadine servivano egregiamente agli appetiti e agli sfoghi sessuali dei grandi e dei cavalieri ; quanto al matrimonio, era piuttosto un affare politico, una questione di alleanze tra lignaggi, di doti e di eredità, qualcosa che, in genere, si combinava tra le famiglie quasi sempre sulla testa dello sposo e sempre su quella della sposa. E difficilmente si può, forse, immaginare il tedio della castellana, passata poco più che bambina dal « mundio » (tutela giuridica) di rigidi parenti a quello di un freddo e manesco consorte, in tutto a lui soggetta e talora malmenata, messa rapidamente incinta per poter assolvere con maggiore speditezza e più ampie possibilità – il tasso di mortalità infantile era elevatissimo – al suo ruolo di « fabbrica-eredi », posposta nelle attenzioni del suo signore a un’ancella e, perfino, a un paggio, abbandonata per lunghi periodi dell’anno in coincidenza delle guerre feudali o delle spedizioni in terra lontana e, infine, assai di frequente, vedova anzitempo, costretta dalle necessità politico-economiche della solidità del lignaggio a privarsi di un altro eventuale consorte.

È straordinario come, in questo deserto, possa essere nato il fiore della « Fin’ Amor », l’« Amor Cortese », che, secondo Denis de Rougemont, sta alla base del moderno concetto d’Amore, il quale sarebbe, pertanto, un’invenzione del XII secolo. Molti elementi concorsero, senza dubbio, a crearlo : intanto, l’elaborazione di un’etica cavalleresca nuova, nata dalla riforma della Chiesa e dalla Crociata, che imponeva ai rudi guerrieri di un tempo il rispetto e la difesa dei più deboli e la fedeltà alla parola data ; poi, la riscoperta di una certa Poesia latina, soprattutto del grande teorico dell’Amore antico, Ovidio ; infine, forse, il modello dell’Amore divino proposto dalla mistica di San Bernardo e, in genere, dall’ascesi platonica, dove si intendeva giungere all’Amore di Dio attraverso quello della dama, senza rinnegare quest’ultimo.

Si è in passato insistito sul fatto che quello che la letteratura tedesca definiva il « Frauendienst », « il servizio della dama », si fosse presentato nello stesso tempo di un potente rilancio del culto della Vergine Maria in termini feudali (regina, Madonna, « mea domina », « mia signora »). Si stenta, tuttavia, a accordare origini cristiane a un universo mentale come quello dell’« Amor Cortese », tanto diverso dagli orizzonti etici proposti dalla Chiesa. La « Fin’ Amor » ha piuttosto l’aria di una trasfigurazione per così dire al femminile dei rapporti vassallatici : laddove un tempo affetto, devozione, Amore quasi carnale – ne è testimonianza l’elegia anglosassone in cui il guerriero ricorda con nostalgia il tempo in cui abbracciava e baciava il suo signore – si riservavano al proprio superiore nella scala gerarchica feudale, ecco che si estendono alla propria consorte, significativamente chiamata, talvolta, « midons », « meus dominus », « mio signore ».

Molti si sono chiesti se la « Fin’ Amor » era un sentimento « platonico » - l’aggettivo è inadeguato alla situazione – o se tendeva piuttosto a concrete realizzazioni. Non è questo il punto : e niente di più pericoloso, del resto, di generalizzazioni tentate sulla base di una lettura troppo romantica o troppo realistica di testi trobadorici assai differenti tra loro. Più importante mi sembra semmai comprendere il suo valore e il suo significato sotto il profilo sociologico. L’« Amor Cortese » nasce all’interno di certe Corti del sud della Francia e da là si irradia verso il nord, poi verso l’Italia, l’Aragona, più tardi la Germania. Ne sono « inventori » - se così posso esprimermi – dei poeti che appartengono o che sono comunque legati alla cerchia dei feudatari minori, della bassa nobiltà, insomma dei cavalieri. Nella vita abbastanza austera e, a volte, un po’ tetra del castello, in una società totalmente e prevalentemente maschile, la dama dell’alto feudatario, le sue figlie, le sue ancelle sono l’unica presenza gentile, e a loro – ma segnatamente alla prima – si indirizzano gli interessi e le attenzioni dei vassalli. Siamo, senza dubbio, agli albori dell’Amore-Passione, quello che trascinerà i Poeti dell’età romantica : ma il Medioevo non conosceva, a dire il vero, la passione se non come appetito sessuale, come « libido », o come sospensione temporanea delle facoltà razionali. Nella « Fin’ Amor », la dama diveniva oggetto di un culto feudale che era il corrispettivo della fedeltà dovuta al marito e che, come tale, non si poteva rendere – come sottolinea il teorizzatore dell’« Amor Cortese ». Andrea Cappellano, che ha fissato tutto ciò in un trattato celebre – se non a qualcuno socialmente parlando di rango più elevato. Ciò detto, tutte le strade erano aperte : dal dolente « amore di terra lontana », non corrisposto o ignorato dalla signora, che avrebbe fatto sognare i romantici, fino al raggiungimento anche pieno degli scopi degli amanti e, quindi – si ricordino i casi di Tristano e Isotta, di Lancillotto e Ginevra – all’adulterio, giacché per definizione la « Fin’ Amor » si rivolgeva a donne sposate. È soprattutto questo il dato che ha fatto parlare di inconciliabilità tra l’etica dell’« Amor Cortese » e quella del Cristianesimo, tanto più che, in linea generale, non si potevano nutrire sentimenti di « Amor Cortese » nei confronti della propria moglie, sentita sempre – anche se di alto rango – come proprietà del marito e, quindi, come qualcosa di inferiore rispetto a lui : cosa questa che contrastava con una delle prime regole cortesi, che l’Amata fosse socialmente e psicologicamente più in alto dell’Amante.    

Ma né l’Amore impossibile né l’adulterio erano i soli fini dell’« Amor Cortese ». Doveva, talora, nella pratica, presentarsi nei confronti di giovani ereditiere e costituire, quindi, la base per la promozione sociale del vassallo, attraverso un buon matrimonio. Ecco, quindi, che, al di là della teoria e della letteratura, il corteggiamento fatto di poesie e di nobili gesta rivelava in ultima analisi il suo aspetto funzionale, la sua intima ragione pratica.

Se la « Fin’ Amor » era un valore pseudo-cavalleresco, l’eros medievale si indirizzava d’altro canto anche verso altri ambienti. I chierici, gli studenti, in genere gli intellettuali, presero per tempo a elaborare una loro poesia erotica, in generale in lingua latina, dove si riprendevano gli accenti sensuali e appassionati di un Ovidio e di un Properzio, e dove – in dichiarata concorrenza con i cavalieri – si celebrava un Amore più francamente sensuale e adulterino, quale troviamo a esempio nella Poesia goliardica.

Non che i toni sensuali fossero, peraltro, ignoti alla poesia cortese. Un evidente aspetto della « Fin’ Amor » era, a esempio, il suo carattere classistico : l’« Amor Cortese » si rivolgeva sempre e solo alle nobili dame, mentre lo stesso raffinato teorico, Andrea Cappellano, dichiarava con elegante brutalità che le fanciulle appartenenti a bassi ceti – a esempio le contadine o le pastorelle – si potevano non soltanto richiedere insistentemente d’Amore, nel senso più concreto del termine, ma anche « forzare con moderata coercizione », il che fuor di metafora voleva dire intimidire o affascinare con lo sfoggio dello splendore del proprio rango cavalleresco o anche giungere a violentare. Nel « Jeu de Robin et de Marion », la villanella Marion è fatta oggetto, da parte di un cavaliere di passaggio, di una corte tanto pressante da spingerla a chiedere a gran voce aiuto.

Il rapporto sovente brutale tra i bei cavalieri e le pastorelle ci pone un problema non solo etico-sociale, ma anche culturale nel senso più profondo del termine : quindi, se vogliamo, addirittura etnico. Nella poesia cortese, non a casa, all’ideale di bellezza feudale – capelli biondi, occhi azzurri, taglia sottile – fa riscontro un tipo fisico « villano » - capelli e occhi scuri, taglia robusta – che fa pensare anche a un incontro-scontro tra i discendenti dei conquistatori franchi, d’origine germanica, e – per la Francia almeno – la preesistente popolazione gallo-romana ridotta in stato di soggezione. Ma anche quando gli  elementi etnici non erano così evidenti, come in Germania, il conflitto culturale scoppiava ugualmente, giacché a un’aristocrazia cristallizzata più profondamente e aderente ai nuovi valori cortesi si contrapponeva una massa contadina della quale si sa ben poco ma che certo era stata cristianizzata più superficialmente e affrettatamente e custodiva, pertanto, una serie di credenze e di abitudini precristiane e acristiane, un patrimonio folklorico difficilmente traducibile in un’etica comportamentale coerente rispetto agli  insegnamenti della Chiesa.  

 

 

continua…

 

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postato da: Firouzeh alle ore febbraio 24, 2008 14:45 | Permalink | commenti (1)
categoria:poesia, amore, letteratura, storia, eros, filosofia, donna, cristianesimo
martedì, 12 febbraio 2008

Il mio nome è D come Donna, Diritti, Doveri.

E come scrive Fatima Naseef in ogni tempo e in ogni luogo « i miei doveri hanno sempre avuto la meglio sui miei diritti ». In un momento culturale, politico e sociale così carico di tensioni ho voluto porre un accento di riflessione su quello che universalmente, troppo spesso, viene sottovalutato: la conquista attraverso i secoli dei diritti delle donne. Per contro, il raggiungimento di tali privilegi in una società che tende al multietnico e al globale, si scontra con realtà in cui essere donna equivale a non avere alcun peso sociale, alcun diritto e alcuna possibilità di affermazione personale.

Un uomo o una donna che scrive non appartiene più al suo sesso.

Sfugge perfino all’umano.

Cesso di essere una scrittrice per diventare uno scrittore, uno scrittore cui accade di essere una donna.

So che il corso del mondo è il tessuto stesso della mia vita e ne seguo con attenzione il movimento. Per nascita, educazione e caso, ho potuto, in certa misura, sfuggire alle pressioni della società.

Sono una privilegiata.

Io non ho fatto l’esperienza del freddo e della fame.

Io non ho subito la tortura.

Io non ho conosciuto la schiavitù.

En bonne fille de mon père, je me dissocie clairement des femmes et surtout des féministes. 

Io ho una concezione diversa della Libertà. Per me, la Libertà passa meno per la rivendicazione che per una tranquilla affermazione di sé.

Educata, come un ragazzo, nell’ammirazione delle virtù virili, il mio sogno era di essere pari a un uomo non per amare un uomo, ma per essere amata da un uomo. La più grande ambizione di una donna deve essere l’Amore. Essere amata da chi si ama, con la stessa vivacità, la stessa forza e la stessa costanza, solo questo può recare a una donna la pienezza della felicità. Ne sono convinta. Ma sono anche convinta che un miracolo del genere si realizzi raramente.

All’inizio della mia vita avevo il tremendo, assurdo ideale del matrimonio, poi la mia visione, dall’alto di molti matrimoni, mi ha disgustato e ho pensato che non dovessi chiedere ciò che non era possibile avere.

Ora chiedo soltanto che qualcuno mi faccia sentire un’intensa passione e, poi… lo sposerò !

Dio, se vedo il rischio di sposare un uomo qualsiasi. Sono possessiva, indipendente, passionale, razionale e, probabilmente peggio ancora. Ho continuato a ripetermi che non mi sarei mai sposata proprio per questo, soprattutto per questo, perché, credo, mi rendessi conto che non sarei mai riuscita a dominare questi istinti con un uomo a me inferiore, e che sarei stata sempre più esasperata dalla sua inferiorità e dalla sua sottomissione. I vantaggi evidenti del matrimonio li ho ben presenti ma poi mi dico:

 

« Merde ! Non penserò mai al matrimonio come a una professione. »   

 

Soltanto chi ne ha l’esperienza lo considera una soluzione conveniente, e questo mi induce a esaminare ancora più attentamente le mie motivazioni.   

Nonostante l’ardente sensualità, ho conservato una grande castità di pensiero, alimentata dall’ambiente in cui ho vissuto, ove la donna, eguale all’uomo, è considerata alla pari e rispettata in quanto tale.

Ho disperso le mie energie, nella vita, ho fatto troppe cose differenti, ma quanta gioia mi hanno procurato le mie varie esperienze, quanto interesse!

Non ho la sensazione che arriverò a un porto qualsiasi. Sono ancora molto promettente e lo sarò fino al giorno della mia morte. Sono troppo volubile, troppo fluida, ma pochi hanno saputo trarre tanta felicità dalla mutevolezza. E se mi volgo indietro a contemplare la mia vita, questa mi appare come un prato alpino variegato di fiori di ogni colore.

Sarei, forse, più felice se mi fossi dedicata a coltivare solo trifogli o erba medica ?

No. 

È stato, essenzialmente, nel campo della creazione letteraria che ho usato della mia Lbertà ; si scrive in base a come si è fatti, ma è sempre un atto nuovo. Maneggiare le parole, soppesarle, esplorarne il senso, è una maniera di fare l’Amore, soprattutto quando ciò che si scrive è ispirato da qualcuno o promesso a qualcuno. Così la scrittura partecipa del gusto della conquista e dell’Amore.

Entrando nella letteratura, credo di aver risposto alle pie attese delle zie Elsa e Caterina. Mio Padre, che è stato più di un Padre, un Pedagogo, non era uomo da far entrare sua figlia nell’ordine né in un ordine. La Sua morte mi ha appreso crudelmente la necessità di essere autonoma. Questo anticonformista mi ha lasciato in eredità il gusto per i vagabondaggi. Nomade ero, quando bambina sognavo, guardando le strade, nomade resterò, sempre innamorata di mutevoli orizzonti, di paesaggi inesplorati. La vita già trascorsa, l’adolescenza, mi hanno fatto capire che una tranquilla felicità non è fatta per me, che sono destinata a lottare solitaria, che questa tranquilla felicità è solo una sosta nell’esistenza che sarà la mia fino alla fine. Dopo, la vita errabonda e incoerente ricomincerà.

Dove ?

Come ?

Lo sa Dio !

Ho rinunciato a avere un cantuccio tutto per me in questo mondo, un focolare, la pace, il denaro. Ho indossato la divisa, a volte molto pesante, dei vagabondi e dei senza patria :

 

« Non si sta bene che altrove. »

 

La realtà di uno scrittore è da ricercare nei suoi libri.

L’opera diviene vita.

E la vita diviene opera.

La cultura, il pensiero, la memoria sono i servitori della scrittura. Io scrivo per sentire battere il mio cuore. Sono fedele ai miei personaggi ; loro esistono per me. E è la stessa cosa in Amore.

Il mio progetto più ambizioso, ispirato dai sogni della mia adolescenza, si è concretato nei tre volumi di « Mon dernier rêve sera pour le Roi », memorie di un genere nuovo, in cui esploro la mia filiazione e la storia dei miei antenati e genitori. Un pellegrinaggio nei luoghi che mi hanno vista crescere e che hanno sempre avuto un posto importante nel mio cuore. I ricordi più intensi sono quelli della Macédoine perché mi hanno appreso a amare tutto ciò che amo ancora: l’erba, i fiori selvatici frammisti all’erba, gli alberi. Alla Macédoine ho appreso a carezzare i conigli e i cavalli, a non disturbare il sonno delle vipere, a trattare indistintamente contadini e castellani. Vi ho anche appreso a essere sola. Io sono tra coloro che possono restare soli e sereni fintanto che hanno un progetto intellettuale da realizzare. Al mio tavolo di lavoro, io non soffro mai di solitudine. La paura, perfino, l’orrore della solitudine è una superstizione. Se ne fa uno spaventapasseri. Io ho aspirato alla solitudine fin dalla mia più giovane età. Niente era più spaventoso di trascorrere una giornata intera in compagnia di un’altra persona, senza poter essere sola con i miei pensieri, restare libera delle mie azioni, leggere quello che mi cadeva sotto mano.

Ho, allo stesso tempo, molti e pochi Amici.

Io amo scrivere, amo il mio lavoro e amo che il mio lavoro sia amato, ma non mi faccio illusioni sull’universo delle parole vergate sui libri, sulla sorte del mio nome negli annuari della posterità. Al pari di Marguerite Yourcenar, so che « la memoria degli uomini è un cimitero abbandonato », che i secoli non rendono giustizia allo scrittore più che a chiunque altro. La storia della letteratura non è diversa dalla storia degli uomini. Si possono leggere, sulle tombe, nomi giustamente celebrati. Si può visitare la fossa comune dei nostri errori.

Ritengo di aver saputo trarre profitto da tutti i naufragi della vita. Se, talvolta, il prezzo è stato esorbitante, era quello il prezzo che la vita esigeva. Chi ha paura di pagare un prezzo troppo alto, muore a se stesso. L’energia che sento in me, come un’onda di calore che mi attraversa, quando pronuncio la parola « Io », non può dissociarsi dalla totalità dell’energia cosmica. Io stessa, sono una parte dell’Universo e, talvolta, è quella che percepisco più intensamente del tutto. So di avere ricevuto questo potenziale di energia alla nascita, un potenziale straordinariamente potente, considerata la capacità, che ho mantenuto fino a oggi, di trasformarmi. Ma so anche che nello stesso istante in cui si esaurirà, finirà.

Se considero la linea generale della mia vita, mi colpisce per la sua continuità. Sono nata e vissuta a Roma: anche durante gli anni trascorsi a Parigi sono rimasta ancorata qui. Ho cambiato diverse volte abitazione, ma sono rimasta più o meno nello stesso quartiere; oggi abito a cinque minuti dal mio primissimo domicilio. Roma si è trasformata dal tempo in cui ero giovane, tuttavia, posso ritrovarla in molti luoghi: in Campo de’ Fiori, in Piazza Navona, alla Biblioteca Nazionale, alla Sapienza, in Piazza di Spagna.

Non scrivo più nei caffé, ma lavoro sempre con lo stesso ritmo e con lo stesso metodo. Le mie occupazioni sono sempre le stesse: la lettura, la musica, la pittura, la fotografia.

Come accade, talvolta, quando i nostri occhi si abituano all’oscurità e iniziano a distinguere gli oggetti, in questo istante, io percepisco le cose con un acume pari a quello del Principe Mychkin, prima delle sue crisi di epilessia: ciò che lascio, ciò che ho già lasciato, ciò che mi attende. Lascio un destino di privilegiata, che avevo trovato nella culla, per gettarmi in quello rischioso di chi nasce senza nome e senza fortuna. È una pazzia, senza dubbio, una sciocchezza, forse. Avevo dimenticato che alcuni esseri spostano i limiti del destino, cambiano la nostra vita.

Confesso che la ragione si smarrisce di fronte al prodigio dell’Amore, strana ossessione che fa sì che questa stessa carne, della quale ci curiamo tanto poco quando costituisce il nostro corpo, preoccupandoci unicamente di lavarla, di nutrirla, e, fin dove è possibile, di impedirle che soffra, possa ispirarci una così travolgente sete di carezze solo perché è animata da un’individualità diversa dalla nostra, e perché è dotata più o meno di certi attributi di bellezza sui quali, del resto, anche i migliori giudici sono discordi.

Di fronte all’Amore, la logica umana è impotente, come in presenza delle rivelazioni dei misteri: non si è ingannata la tradizione popolare, che ha sempre ravvisato nell’Amore una forma d’iniziazione, uno dei punti ove il Segreto e il Sacro si incontrano.

Non è necessario per un bevitore abdicare all’uso della ragione, ma l’Amante che conservi la sua, non obbedisce fino in fondo al suo demone. Questo gioco misterioso che va dall’Amore di un corpo all’Amore di un essere umano, mi è sembrato tanto bello da consacrarvi tutta una parte della mia vita.

Sono qui per fuggire le macerie di un lungo passato di sei anni.

Sono qui in nome dell'Amore per un uomo conosciuto per caso, che il Destino ha messo sul mio cammino nel momento preciso di una crisi, che ho superato, ma che minacciava di protrarsi.

Un nuovo Amore ridona a una donna la sua verginità.

Per me, l’Amore è la realizzazione della mia natura, il riconoscimento dei miei valori personali, il rigetto di un’esistenza falsa.

L’Amore ritrovato favorisce la mia sensibilità artistica: la scrittura mi ritorna, indicando la via verso una nuova esistenza.

Questa Fiaba è dedicata a Lui, ma la più lunga dedica è una maniera troppo incompleta e troppo banale per rendere onore a una complicità così poco comune. Portate da onde sonore, tra colori e mormorii, le Fiabe si collocano in una zona del nostro essere di cui sappiamo poco: tra sogno e coscienza, tra follia e ragionevolezza, tra ferocia e dolcezza, tra estasi e tormento. Sono un mondo di immagini così vive e limpide, così naturali e espressive, che dilettano la vista e suonano deliziosamente all’orecchio. Questo mondo è il nostro Rêve, il nostro Sogno dorato, il nostro Castello incantato.

Questa Fiaba ha scopi diversi dai processi che sono stati anche quelli dei poeti, rimodellando il mito o la leggenda; la trasposizione volontaria e il dettaglio anacronistico hanno qui per scopo, non di attualizzare il passato, ma di volatilizzare ogni nozione del tempo. Ciò che conta nella leggenda e nel mito è la loro capacità di servirci di pietra di paragone, d’alibi se si vuole, o piuttosto di veicolo per condurre il più lontano possibile un’esperienza personale, e, se si può, per superarla.

Non vi sono Amori sterili.

Tutte le precauzioni non servono a niente.

Mi sono resa colpevole d’incredulità, ma è così difficile possedere qualcosa di nostro al mondo !

Ogni fiamma attira tante farfalle, ogni tesoro tanti ladri !

Ciascuno ha i suoi segreti. I miei rappresentano l’anello di congiunzione tra il mio passato e il mio presente. Io non sono tra coloro che li trascinano dietro come un peso morto che li opprime. Ciò che ho giudicato bene conservare, l’ho lasciato vivere e spandere in me.

L’età che avanza non si esprime soltanto nel corpo che si indebolisce e si raggrinzisce da tutte le parti, ma anche nei ricordi di cui ciascuno di noi, dopo la morte di tutti i suoi, resta l’unico custode e che, ogni giorno, purtroppo di più, lascia scivolare nel nulla. Non si limitano solo al nostro avvenire le minacce della falce del tempo che si agita sopra le nostre teste: è una falce che stermina rabbiosamente il passato di tutti. Per ogni vecchio che muore, un po’ di passato e di storia va perduto per sempre. Quello che neppure io conosco dei segreti dei miei nonni, dei miei zii, dei miei cugini, nessuno dopo di me potrà più conoscere.

Vivere nel passato, in quello che ha avuto di buono e di bello, è, in un certo qual modo, il sale del presente. Vivere nel futuro, come ho fatto finora, espone a sofferenza. La perpetua attesa del dopo, del domani produce inevitabilmente una scontentezza continua, che avvelena la vita.

Bisogna apprendere a dedicarsi all’ora presente.

Bisogna apprendere a sentire più profondamente, soprattutto a vedere meglio, e ancora, ancora pensare.

 

« Le mal, le grand mal, c’est que nous ne sommes point de notre siècle. »

 

osservava François-René de Châteaubriand e

 

« Il faut être absolument moderne. »,  

 

tuonava Arthur Rimbaud nelle ultime pagine di « Une saison en enfer ».

Letteratura e Potere non sono mai andati d’accordo.

Il Potere è dalla parte dell’ordine e della responsabilità, la Letteratura dalla parte del disordine e dell’irresponsabilità.

Il Potere comanda, la Letteratura disobbedisce.

Il Potere inclina per sua natura alla perpetuazione, la Letteratura al rinnovamento.

Rifiutando il passato, o più esattamente, legandosi al momento presente, nella sua qualità essenziale, fugace, il moderno respinge la tradizione, si lega alla sensazione del « Hic et nunc ».

Nel capitolo LV della Seconda Parte dell’« Essai », Châteaubriand si interroga: « Quelle sera la religion qui remplacera le Christianisme ? ».  

 

Ne serait-il pas possible que les peuples atteignissent à un degré de lumières et de connaissances morales, suffisant pour n’avoir plus besoin de culte ? (…) Que deviendront les hommes?

Deux solutions:

Ou les nations, après un amas énorme de lumières, deviendront toutes éclairées, et s’uniront sous un même gouvernement, dans un état de bonheur inaltérable ;

Ou, déchirées intérieurement par des révolutions partielles, après de longues guerres civiles et une anarchie affreuse, elles retourneront à la barbarie (…)

Si nous jugeons du futur par le passé, il faut avouer que cette solution convient mieux que l’autre à notre faiblesse. 

 

François-René de Châteaubriand, Op. cit., pp. 429-430

 

Tutto ciò che è grande nel Cristianesimo, che è uno degli elementi costitutivi della nostra civiltà, si ritrova nelle altre religioni. Sempre e dappertutto si è ucciso Dio per nutrirsene. Né gli Atti degli Apostoli, né l’Apocalisse, né la Chiesa sono riusciti a spezzare le catene della schiavitù, il Nuovo Testamento non ha speso una parola sulla desolazione che si legge nello sguardo degli animali. Gli uomini continuano a farsi beffe dei gobbi, dei diversi, degli storpi, degli impotenti, degli omosessuali, dei mariti ingannati e delle vecchie zitelle.

Quale fede, alla mia età, rimane nel fondo del mio spirito ?

Ho già raccontato come adolescente, al momento della mia Prima Comunione, fossi giunta a dubitare della religione rivelata. Tuttavia, in modo vago, continuavo a credere in uno scopo della vita, uno scopo morale ma illusorio e deludente. Non mi interessavo più di Dio, ma adoravo perdutamente il Cristo. Mi avevano detto che prediligeva ciascuna delle sue creature come fosse l’unica ; il suo sguardo non mi avrebbe abbandonato neppure per un istante e tutti gli altri sarebbero stati esclusi dal nostro colloquio, non vi sarebbe stato nessun altro tra Lui e me.

La parola atea mi è sempre dispiaciuta e con Huxley sono del parere che il termine agnostica sia più corrispondente alla mia condizione spirituale, se è agnosticismo dire che l’origine prima, la sostanza e il fine ultimo delle cose siano inaccessibili all’intelletto umano. In ogni caso, quantunque l’idea di un Dio come entità sia già scomparsa dalla mia coscienza, mi rimane, ancora, la fede nello sviluppo lento e graduale di una vita sociale più elevata, più nobile. Credo sia dovere degli uomini obbedire a leggi di Bontà e di Amore, sforzarsi di porre fine alle guerre e alle epidemie, alla povertà, alla miseria, alle malattie, e crearsi così un Paradiso in terra, che trasformi il pellegrinaggio della vita in una crociata nella quale ogni croce sia coronata di rose.

Non è, forse, l’uomo, nel senso più alto della parola, il proprio Dio quando tende a creare intorno a sé per tutto quello che è vitale, dell’umanità o della natura, un Giardino dell’Eden ?

Non tendono, forse, gli alberi e, perfino, le più umili piante a salire verso la luce ?

L’istinto divino dello spirito umano non è, forse, un’aspirazione in tal senso ?

Sono convinta che i grandi scrittori mettano sempre la propria storia nelle loro opere. Si dipinge bene solo il proprio cuore, attribuendolo a altri, e la parte migliore del genio è composta di ricordi.

Resta la fede nell’opera a venire, quale occasione per esplorare la coscienza dell’uomo, per sondare l’anima, per esprimere il tormento incessante dello spirito, una volta retiré en soi. Si tratta, in un atteggiamento moderno, di reinventare la malinconia. La malinconia, questo sentimento fecondo nelle opere di genio, che sembra appartenere quasi esclusivamente ai climi del nord, è uno degli apporti essenziali alla nostra Letteratura. La malinconia non si oppone affatto all’idea di progresso dello spirito umano, aiutato o no dalla luce divina; al contrario, lo scrittore, distaccato dalla contingenza, nel cuore della meditazione, partecipa al movimento generale del progresso. A differenza della nostalgia, che porta a rivivere una situazione passata per effetto di un movimento retrospettivo della coscienza, la malinconia è un lavoro di lutto : è il sentimento doloroso di un passato scomparso per sempre, l’esperienza di una perdita, di un’esistenza passata o sognata, impossibile e compresa come tale. Apre, dunque, su un avvenire, ove dovrà realizzare ciò che deve essere, ciò che deve colmare. Così, per me, la letteratura non ha senso che quando lo scrittore si sacrifica alla sua opera. La mia solitudine, la mia sofferenza interiore partecipano di una stessa coscienza moderna, quella du malheur. Le malheur dell’esistenza dello scrittore conduce alla postura malinconica, nell’atto della scrittura, dove si può (ri-) nascere e vivere. La malinconia non è la condizione tetra delle passioni incerte e represse, è lo stato d’animo di chi conduce un’esistenza postuma al di là del suo desiderio e della sua vita personale, per sempre consumati. La letteratura diviene l’opera di una riflessione emersa dal dolore, eppure straniera alla propria avventura. La malinconia come via d’uscita au malheur, è precisamente ciò che sembra guidarci, coscienti dell’incompiutezza del nostro destino, eterni esuli del nostro paese e del nostro tempo. E, adottando questa postura, si abolisce l’esistenza personale empirica, nella quale lo scrittore vive realmente son bonheur e son malheur, a beneficio dell’altra esistenza che persegue nella sua opera.

L’opera letteraria è, così, d’oltretomba.

 

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postato da: Firouzeh alle ore febbraio 12, 2008 10:37 | Permalink | commenti (2)
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